Statut anticorps et incidence cumulée de l'infection par le SRAS-CoV-2 chez les adultes de trois régions de France après le premier verrouillage et facteurs de risque associés : une étude multicohorte.
Auteurs
Date de publication
- CARRAT Fabrice
- DE LAMBALLERIE Xavier
- RAHIB Delphine
- BLANCHE Helene
- LAPIDUS Nathanael
- ARTAUD Fanny
- KAB Sofiane
- RENUY Adeline
- DE EDELENYI Fabien szabo
- MEYER Laurence
- LYDIE Nathalie
- CHARLES Marie aline
- ANCEL Pierre yves
- JUSOT Florence
- ROUQUETTE Alexandra
- PRIET Stephane
- VILLARROEL Paola mariela saba
- FOURIE Toscane
- LUSIVIKA NZINGA Clovis
- NICOL Jerome
- LEGOT Stephane
- DRUESNE PECOLLO Nathalie
- ESSEDDIK Younes
- LAI Cindy
- GAGLIOLO Jean marie
- DELEUZE Jean francois
- BAJOS Nathalie
- SEVERI Gianluca
- TOUVIER Mathilde
- ZINS Marie
2021
Type de publication
Article de journal
Résumé
Contexte Nous avons cherché à estimer la séropositivité aux anticorps anti-SARS-CoV-2 en mai-juin 2020 après la première période de verrouillage chez les adultes vivant dans trois régions de France et à identifier les facteurs de risque associés. Méthodes Entre le 4 mai 2020 et le 23 juin 2020, 16 000 participants à une enquête sur le COVID-19 provenant d'un consortium existant de trois cohortes de la population générale adulte vivant en Ile-de-France (IDF) ou Grand Est (GE) (deux régions avec un taux élevé de COVID-19) ou en Nouvelle-Aquitaine (NA) (avec un faible taux) ont été sélectionnés au hasard pour effectuer un prélèvement de sang séché pour l'évaluation des anticorps anti-SARS-CoV-2 avec trois méthodes sérologiques différentes (ClinicalTrial Identifier #NCT04392388). Le résultat primaire était un résultat positif d'IgG anti-SARS-CoV-2 par ELISA contre la protéine de pointe du virus (ELISA-S). Les estimations ont été ajustées à l'aide de poids d'échantillonnage et de méthodes de post-stratification. L'imputation multiple a été utilisée pour déduire l'incidence cumulative de l'infection par le SRAS-CoV-2, avec des ajustements pour tenir compte de la précision imparfaite des tests. Résultats L'analyse a porté sur 14 628 participants, dont 983 avec un test ELISA-S positif. Les estimations pondérées de la séropositivité et de l'incidence cumulative étaient respectivement de 10,0 % [intervalle de confiance (IC) de 95 % : 9,1 %, 10,9 %] et 11,4 % (IC de 95 % : 10,1 %, 12,8 %) en IDF, de 9,0 % (IC de 95 % : 7,7 %, 10,2 %) et 9,8 % (IC de 95 % : 8,1 %, 11,8 %) en GE et de 3,1 % (IC de 95 % : 2,4 %, 3,7 %) et 2,9 % (IC de 95 % : 2,1 %, 3,8 %) en NA. La séropositivité était plus élevée chez les jeunes participants [odds ratio (OR) = 1,84 (IC 95 % : 1,79, 6,09) chez les <.40 vs 50-60 ans et OR = 0,56 (IC 95 % : 0,42, 0,74) chez les ≥70 vs 50-60 ans)] et lorsqu'au moins un enfant ou un adolescent vivait dans le même foyer [OR = 1,30 (IC 95 % : 1,11, 1,53)] et était plus faible chez les fumeurs que chez les non-fumeurs [OR = 0,71 (IC 95 % : 0,57, 0,89)]. Conclusions La séropositivité aux anticorps anti-SARS-CoV-2 dans la population adulte française était ≤10% après la première vague. Des facteurs de risque modifiables et non modifiables ont été identifiés.
Éditeur
Oxford University Press (OUP)
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